Le 4
août 1921 fut un jour mémorable pour Onésime
Richard et son épouse Aline Laramée, la naissance
de leur premier enfant. Il fut baptisé au nom de Maurice.
Alice et Onésime avaient quitté la Gaspésie,
où il avaient grandi, pour s'établir à Montréal.
Ce dernier n'eut pas de mal à se trouver du travail. Il
fut rapidement embauché comme menuisier, pour le Canadien
Pacifique. Il y travailla par la suite toute sa vie.
Lorsque Maurice est agé de un an la famille déménage
à Cartierville. Quelques temps après , c'est avec
une certaine fierté qu'Onésime Richard s'intalle
avec sa petite famille dans une maison qu'il a construite de ses
propres mains, avec l'aide de son père, dans Bordeaux,
un quartier situé près de la rivière des
Prairies, à l'ouest du secteur Ahuntsic. À partir
du milieu des années 50, Maurice y élèvera
sa propre famille.
Onésime Richard encourage ses enfants à pratiquer
des sports et malgré un budget familial sérré,
il achète une première paire de patins à
son petit Maurice dès qu'il atteint l'âge de quatre
ans.
Les Richard habitant à proximité de la rivière
des Prairies elle devenait en hiver une immense patinoire. C'est
ce qui permettait alors à Maurice de jouer au hockey avec
ses camarades de sport ayant toujours emballé les jeunes
Québecois.
Le jeune Richard s'adonnait à ce sport avec passion, mais
durant l'été il jouait au baseball. Il était
un excellent frappeur. Cependant il voyait chaque fois arriver
la saison du hockey avec un intérêt particulier Howie
Morenz, le célèbre numéro 7 des Canadiens,
était son idole. Son père lui permettait parfois
d'écouter les matchs à la radio. Un peu plus tard
Toe Blake un joueur acharné et déterminé
devient aussi son modèle bien avant que leurs destinées
ne se croisent.
En jouant au hockey avec les gamins de son âge, Maurice
se distingua rapidement des autres par sa vitesse. Ses feintes
et son maniemenet du bâton, comptant chaque fois de nombreux
buts ce qui le comblait de bonheur. Dès qu'il commença
à évolué dans les lignes organisées,
les performances et succès de Maurice ne tardèrent
pas à éveiller l'intérêt des entraîneurs,
mais également des amateurs de hockey et des autres joueurs.
Maurice Richard fait ses premières armes dans le hockey
mineur, dans les catégories pee-wee, bantam et midget,
il joue pour les équipes de son quartier, à l'école
Saint-François-de-Laval. Mais, contrairement à bien
d'autres, il fait preuve d'une fougue exceptionnelle, remarquable,
et d'un désir irrépressible de vaincre. Tel un pur-sang
fringant, il éprouve le plus souvent possible pour marquer
un maximum de buts. L'hiver, il consacre tous ses temps libres
au hockey. Sa passion le pousse même à commettre
un petit méfait, probablement le seul de sa vie, car Maurice
Richard a toujours été un homme droit, au comportement
irréprochable: afin de tirer pleinement profit du temps
dont il dispose, il propose en effet ses services à plusieurs
équipes, jusqu'à cinq à la fois, ce qui l'oblige
parfois à changer l'identité. Il s'inscrit alors
sous le nom de Maurice Rochon. Ce n'est évidemment pas
permis, mais Maurice Richard se résout à le faire
afin de combler son besoin de jouer et d'amélorer sa performance.
Il n'hésite pas à passer d'un chandail à
l'autre, à courir d'un parc à l'autre. Il joue souvent
deux matches par soir, en plus des quatres autres qu'il dispute
le week-end. Débrouillardise oblige......
Quand Maurice atteint l'âge de 16 ans, en 1937, il réussit,
grâce à son ami, à entrer dans l'équipe
de la catégorie juvénile de Paul-Émile Paquette,
qui est propriétaire d'une station-service. À l'époque,
les équipes de hockey mineur adoptaient souvent le nom
de leur principal commanditaire, parmi lesquels on retrouvait
surtout des commerçants du quartier, passionnés
de hockey.
L'équipe de Paquette joue au parc Lafontaine. Dès
son premier match, Maurice Richard marque six buts. Pendant la
saison 1938-1939., son équipe remporte le championnat de
la ligue et le club marque au total 144 points. De ce nombre,
combien de points appartiennent au jeune joueur de 17 ans? La
moitié serai déjà phénoménal.
Mais on lui attribue 133 de 144 points....un véritable
exploit! Maurice domine à ce point et exerce une influence
tellement positive qu'il aide son équipe à remporter
trois championnats consécutifs.
Sérieux et concentré Maurice Richard consacre toutes
ses énergies à son unique passion: le hockey. Comme
il arrive souvent à ceux qui se démarquent, il est
considéré par les autres joueurs comme quelqu'un
d'excessif et se fait taquiner à ce sujet. Georges Norchet
est, quant à lui, ébloui par ses performances. Il
en parle avec enthousiasme à la maison, et sa jeune soeur
Lucille est bien curieuse d'assister aux exploits de Maurice.
Elle devient bientôt une véritable fan. Beaucoup
plus tard, après plus de 50 ans de mariage, Maurice Richard
dira "Ma femme, Lucille a été ma plus grande
admiratrice."
L'entrée de Maurice Richard dans l'organisation du Canadien
ne se fait pas sans embûches. Le fringuant hockeyeur voit
ses élans ralentis par de nombreuses blessures attribuables
tantôt au mauvais sort, tantôt à son style
de jeu combatif. Chez le Canadien senior, Richard se fracture
d'abord une cheville, pendant la saison 1940-41, puis un poignet,
la saison suivante. Le 29 octobre 1942, il signe enfin son premier
contrat professionnel avec la Ligue nationale comme joueur du
Canadien. À peine deux mois plus tard, il se casse l'autre
cheville lors d'une rude mise en échec. Certains se mettent
à douter des qualités athlétiques de Maurice
et vont jusqu'à affirmer qu'il est trop fragile pour le
calibre de jeune de la Ligue. Mais le futur Rocket (la comète)
ne tardera pas à leur prouver le contraire.
En 1943-1944 Maurice Richard expériment enfin sa première
saison quasi complète dans la LNH (46 matches sur 50) sans
subir de blessures graves. Cette année-là, il se
hisse parmi les étoiles de la Ligue Pourtant, en début
de saison, la malchance s'acharne sur lui une fois de plus. Il
se disloque l'épaule et cette blessure l'incommodera jusqu'à
la période des Fêtes. Les statistiques concernant
le joueur réflètent bien la situation. Il ne marque
que 9 buts au cours de ses 28 premiers matches et termine la saison
avec éclat en récoltant 21 buts au cours des 22
rencontres suivantes soit plus d'un but par partie car, à
l'époque, le calendrier régulier de la LNH ne comptait
que 50 matches. Un véritable exploit par lequel le jeune
hockeyeur de 22 ans deviendra le quatrième de l'histoire
du Canadien à compter plus de 30 buts en une saison, après
Joe Malone, "Newsy", Lalonde et Howie Morenz.
L'équipe enregistre seulement cinq défaites en
1943-1944. Enfin après une longue période d'attente
de 19 ans, le Tricolore remporte le championnat de la Ligue, symbolisé
par le trophée Prince-de-Galles. Mais c'est au cours des
séries éliminatoires que le Rocket inscrira deux
de ses exploits les plus remarquables
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Le célèbre
no 9 du Canadien de Montréal!

Au début de sa carrière avec le Canadien, en 1942-43,
Maurice portait le no. 15 Toutefois, à cause de la malchance
qui le poursuivait depuis trois saisons, il en avait changé
après entente avec son entraineur. Voici comment s'est
opéré son choix
Au camp d'entrainement, à ma deuxième saison avec
le Canadien, je portais le numéro 15. Un soir, après
un match hors concours à Cornwall, où j'avais compté
trois ou quatre buts, Dick Irvin m'a demandé combien pesait
ma fille Huguette à sa naissance. Elle venait de naître,
le 27 octobre 1943. Je lui ai répondu: "Neuf livres".
Et il m'a remis le chandail numéro 9. La même journée,
l'équipe venait de remercier Charlie Sands qui portait
le numéro 9 à ce moment là. C'était
un bon joueur, mais il était sur ses derniers milles. Par
un de ces hasards du destin, c'est ce même Charlie Sands
que Maurice allait remplacer dans le trio formé par Toe
Blake et Elmer Lach. Maurice Richard a été le neuvième
joueur de l'histoire du Canadien à porter le numéro
9. Après lui, personne ne l'endossera plus ce chiffre sera
retiré au moment où il prendra sa retraite, soit
le 6 octobre 1960.
top
Le Rocket fait ses preuves

Qui n'a pas entendu parler du fameux match au cours duquel les
trois étoiles de la soirée ont été
décernées au même joueur:
1er étoile Maurice Richard, 2ième étoile
Maurice Richard, 3ième étoile Maurice Richard
Ou encore, du titre de la manchette sportive des journaux montréalais
du lendemain: "Maurice Richard 5, Toronto 1"? Le Rocket
accomplira cet exploit lors de la deuxième partie des demi
finales contre les Maple Leafs. Après avoir tenu en échec
pendant tout le premier match - remporté contre toute attente
par l'équipe de Toronto avec un score de 3 à 1 -
; Maurice Richard est dans tous ses états. A la deuxième
rencontre, il est encore neutralisé pendant la première
période, mais il explose en marquant deux buts au cours
de la deuxième et trois autres au cours de la troisième.
Il signe tout un exploit en marquant les cinq buts du Canadien.
Au cours d'un match des finales de la coupe Stanley qui oppose
le Canadien aux Blackhawks de Chicago, Il marque une autre fois
tous les buts du Tricolore et conduit son équipe à
la victoire. La partie se termine 3 à 1. Mais le Rocket
réservera au public une autre performance spectulaire!
Le soir du 13 avril 1944, a lieu le quatrième match des
finales entre le Canadien et les Blackhawks de Chicago. La rencontre
se tient au Forum. Ayant remporté les trois premières
parties, le Tricolore a bon espoir de remporter la coupe Stanley
et de mettre ainsi fin à un longue disette de 13 ans. L'atmosphère
est survoltée. Les 15000 partisans présents commencent
à avoir l'esprit à la fête.
L'équipe est-elle trop confiante? Sans doute, car à
10 minutes de la fin de la partie, le Canadien, complètement
dominé par le jeu defensif des Hawks, tire de la l'arrière
4 à 1 . La foule s'impatiente et se met à chahuter.
Quelques spectateurs déçus sont même jusqu'à
scander: "Fake! Fake! prétendant que le Canadien fait
exprès de mal jouer, dans l'intention de prolonger les
séries et de récolter ainsi plus d'argent. Ce raisonnement
fait sourire. À la vérité, seuls les propriétaires
augmentent leurs profits quand les séries éliminatoires
s'étirent. Les joueurs, quant à eux n'en retirent
aucun bénéfice.
La grogne de la foule, de plus en plus grande, déclenche
des réactions sur la glace. La Punch Line passe alors à
l'action avec une énergie que certains observateurs n'oublieront
jamais. Lach porte d'abord le compte de 4 à 2 avec un lancer
foudroyant exécuté à bout portant. À
cinq minutes de la fin, c'est au tour du rocket de se lancer à
l'assaut du filet et de marquer avec un tir du revers. La foule
anthousiaste n'a même pas le temps de se rasseoir que Toe
Blake, depuis l'arrière du filet, passe la rondelle à
Maurice Richard qui crée l'égalité d'un puissant
tir. La foule est fébrile. Pendant la première période
de prolongation, le robuste defenseur Émile Butch Bouchard
amorce une contre-attaque qui se solde par le but vainqueur. C'est
Toe Blake qui en sera l'auteur. Le forum est en délire!
Un autre aspect qui distingue Maurice Richard des autres grands
joueurs de l'histoire, c'est sa capacité à sauver
son équipe dans les moments les plus cruciaux. Même
au plus bas de sa forme la fougue du Rocket en aura fait lever,
des foules. Dans le feu de l'action, Maurice avait un regard intense,
foudroyant! Plus il s'approchait du filet adverse, plus ses yeux
étaient grands! A ce sujet, on doit cette perle à
Ray Getliffe, coéquipier de Maurice de 1942 à 1945:
"Il était sur une autre planète. Il avait un
regard comme si les autres joueurs n'existaient pas. Parfois,
quand j'étais sur la glace en même temps que lui
et que je le voyais venir vers moi avec ce regard-là, j'aurais
voulu sauter par-dessus la bande pour m'enlever de son chemin.
Pouvez-vous imaginer ce que l'adversaire ressentait?" "Ses
yeux étaient aussi gros que des boules de loto et semblaient
vouloir éclater quand il fonçait vers le but".
Les grands joueurs ont le don d'inventer des techniques particulières.
Maurice Richard ne faisait pas exception à la règle
et avait mis au point la sienne. Quand il pénétrait
en zone adverse, son coup de patin remarquable et la grande force
de ses épaules lui permettaient de contourner le défenseur
par la droite s'il n'y avait pas d'ouverture au centre. Il fonçait
ainsi tête baissée en repoussant l'adversaire de
son puissant bras gauche pour garder possession de la rondelle
avec son bras droit.
Cette manoeuvre pour déjouer le défenseur et conserver
la rondelle en dépit de tout le "trafic" adverse,
exigeait beaucoup de puissance, une exceptionnelle force d'accélération
et une bonne dose de courage, L'opération se terminait
souvent, grâce aux habilités de marqueur du Rocket,
par une nouvelle marque.
Étant donné sa vitesse, Maurice Richard réussissait
souvent à traverser la zone adverse en direction du filet
et à se retrouver face au gardien. Il avait alors le choix
entre différents angles. S'il avait joué à
l'aile droite, la plupart du temps, il aurait simplement lancé
de la droite. Quand il manquait de temps pour se placer face au
gardien, il lui arrivait d'utiliser son redoutable lancer du revers,
dont la trajectoire était plus difficile à prévoir
que celle d'un coup droit. En outre, Maurice profitait souvent
du fait qu'un défenseur obstrue la vu au gardien pourlui
servir son terrible revers.
Un trait particulier de sa personnalité de Maurice Richard
a sans doute contribué à nourrir sa légende;
son caractère irréductible. Devant l'autorité
qui tente de le réduire au silence, il se rebelle et parle
plus fort. Cette attitude, plus courante dans le monde d'aujourd'hui,
était tout à fait inacceptable dans les année
40 et 50.
L'heure de la retraite a sonné:
Il n'a pas été facile pour ce fier compétiteur
de voir venir le déclin. D'ailleurs, jusqu'à la
fin de ses jours, il a gardé cet instinct du bagareur qui
veut contrôler sa destinée.
L'été 1960 sera pour Maurice Richard une période
d'intense réflexion sur son avenir. De nature anxieuse,
il s'interrogeait d'ailleurs depuis un bon moment sur cette question.
De l'aveu de sa femme Lucille, depuis deux ans il avait même
perdu le sommeil à force de retourner le problème
dans sa tête. Les spéculations sur sa retraite éventuelle
vont donc bon train quand le lundi le 12 septembre 1960, il se
présente au Forum pour entreprendre son 19 camp d'entrainement.
La tentation de poursuivre sa carrière est grande: "Au
camp d'entrainement, j'ai été surpris de mon rendement.
Je marquais avec facilité", avouera l'habile hockeyeur.
Or, il n'est pas du genre à s'illusionner sur ses prouesses
"Je travaillais fort pour y arriver, de sorte que de retour
au banc, j'avais des étourdissements. Je me suis mis à
craindre les blessures. Au beau milieu du camp. j'ai décidé
que j'en avais assez. Surtout que mes enfants grandissaient et
que je ne voulais pas qu'ils voient leur père à
son déclin. Il décide donc d'annoncer à sa
famille que sa décision est prise; il ne jouera plus pour
le Canadien la nouvelle ne manque pas d'émouvoir sa femme,
elle qui l'a toujour suivi et appuyé.
Dans la matinée du jeudi 15 septembre, il participe à
sa dernière séance d'entraînement. Pendant
la partie de simulation, il déjoue Jacques Plante à
quatre reprises et enregistre trois assistances. Fidèle
à lui même , il aura marqué jusqu'à
son ultime présence sur la glace. Dans la soirée
prétextant vouloir communiquer des informations sur le
prochain match des étoiles et certaines politiques de l'équipe,
histoire de brouiller un peu les pistes, la direction du Canadien
avait convoqué une conférence de presse spécial
de l'Hôtel Reine-Élizabeth. Bien entendu, les journalistes
d'expérience se doutent bien qu'une nouvelle plus importante
les attend. Durant la conférence Frank Selke cède
la parole à Maurice Richard, sans dissimuler l'émotion
qu l'étreint, ce dernier commence à lire le texte
qu'il a préparé pour l'occasion: "J'ai toujours
dit que j'annoncerais ma retraite du jeu actif à tout le
monde en même temps et je veux tenir parole. Ma décision
est maintenant prise et je m'excuse si je vous ai fait languir
tous, depuis plusieurs mois, avant de prendre une décision
final. Après avoir souhaité la meilleure des chances
à ses anciens coéquipiers, il remercie ses partisans
de l'avoir encouragé pendant 18 ans de même que la
direction de l'équipe, qui lui a offert un nouveau poste.
"Monsieur Frank Selke m'a grandement aidé à
prendre ma décision en m'offrant un contrat alléchant,
tout en me laissant libre de faire ce que je voulais. J'ai donc
décidé de demeurer avec l'équipe comme ambassadeur
du Canadien et j'espère avoir l'occasion d'être encore
utile au club et de demeurer avec l'organisation aussi longtemps
que je l'ai fait comme joueur." Une page de l'histoire du
Canadien, sans doute la plus colorée et la plus appréciée
de tous vient d'ètre tournée. Le guerrier peut désormais
se reposer.
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Quand la maladie frappe un géant:
Le Rocket a marqué non seulement l'histoire du hockey,
mais celle de tout un peuple. L'annonce de sa grave maladie, en
mars 1998, a atterré les gens de tous les milieux, ceux-ci
n'ont pas tardé à manifester leurs encouragements
et leur affection à leur héros. Ébranlé
par ce mal pernicieux qui le rongeait, il n'avait aucune envie
de discuter de sa condition, pas même de ses proches. Homme
de grand fierté, celui qui a soulevé tant de passion
dans les foules ne voulait surtout pas qu'on le prenne en pitié.
L'annonce de la maladie du Rocket a donc entrainé une série
d'événements honorifiques que celui-ci n'aurait
peut-être jamais vus de son vivant. Rappelons, entre autres,
la création du trophée Maurice Richard, l'attribution
du titre de Compagnon de l'Ordre du Canada, la Soirée Maurice
Richard au Casino de Montréal en présence d'anciens
coéquipiers et des premiers ministres du Canada et du Québec.
La fondation de l'équipe Le Rocket de Montréal de
la Ligue de hockey junior majeur du Québec, la réalisation
d'une cassette vidéo et d'une télésérie
sur sa carrière et de sa vie. Les héros de notre
époque, spécialement dans le monde du sport, se
sont vu décerner mille et un honneurs. On a consacré
les plus grands à Maurice Richard: un aréna, un
musée et des statues.
Le 27 mai 2000, l'athlète le plus marquant de l'histoire
du sport québécois rendait l'âme entouré
des siens, dans une chambre de l'Hôtel-Dieu, à Montréal.
Ce fut malheureusement son dernier match.
On lui fit des funérailles nationales et il était
exposé en chapelle ardente sur de la glace du Centre Molson.
Le mercredi 31 mai 2000 était jour des funérailles
à la Basilique Notre Dame, les gens s'étaient entassés
un peu partout dans les rues pour accueillir le cortège
funèbre et un écran géant avait été
installé à l'extérieur de la basilique pour
les nombreuses gens présents. La sobre cérémonie
célébré par le Cardinal Turcotte fut retransmise
à la télévision et se termina par un vibrant
hommage fait par son fils, Maurice Richard junior et un magnifique
chant interprété par Ginette Reno. Parmi les personnes
présentes, de anciens coéquipiers, dont Elmer Lach
qui forma la Punch Line en sa compagnie (et Toe Blake), plusieurs
joueurs actifs de la LNH, le commissaire de la ligue, Gary Bettman
et plusieurs politiciens dont les premiers ministres du Québec
et du Canada.

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